Séchoir à absinthe, Boveresse NE

Séchoir à absinthe, Boveresse NE

Construit en 1893 par les frères Barrelet, ce séchoir est emblématique de la tradition la plus connue du Val-de-Travers : la distillation de l’absinthe. Néanmoins, l’interdiction de sa production en 1910 l’a forcé à divers réemplois, notamment comme dortoir et dépôt des cercueils durant la guerre. 

A la fin du XXe siècle, le Musée régional du Val-de-Travers le sauve de l’abandon, le restaure et développe sa mise en valeur – y compris grâce à l’exposition d’objets, notamment des véhicules et engins agricoles, à l’intérieur du séchoir. 

Sa construction a été dictée par sa fonction : une ossature bois surélevée couverte de tôles sur les faces les plus exposées à la pluie (ouest, aussi est pour les appentis ajoutés en 1901), avec de très nombreuses ouvertures permettant une aération efficace – et l’entrée de nombreuses espèces animales.

Nos Questions

  • Comment un bâtiment fonctionnellement perméable peut-il accueillir des collections ? 
  • Comment, dans ce contexte, l’équipe restreinte du musée régional pourrait-elle gérer l’activité biologique croissante due au réchauffement climatique ? 
  • Est-il possible de garder des éléments originaux ou, à terme, tout devra-t-il être remplacé ?
Des amas de sciure causés par des insectes xylophages sur les poutres en bois du séchoir à absinthe de Boveresse. © HE-Arc
Les petits amas de sciure révèlent une activité récente et préoccupante d’insectes xylophages dans la charpente, activité qui ne pourra que croître avec l’augmentation des températures.

Participants